Dracula contre Frankenstein : Critique et test DVD


Si en cette belle rentrée scolaire 2015, voir (ou revoir) Paul Naschy à poil peut vous apporter un peu de réconfort, l'Ecranbis.com a une bonne nouvelle pour vous ! Artus Films poursuit ce mois son exploration du cinéma fantastique ibérique et prolonge sa collection «Cine De Terror» d'un nouveau digipack. Au menu, «Los Monstruos Del Terror» devenu mystérieusement «Dracula Contre Frankenstein» en traversant les Pyrénées. Cette pépite de Tulio Demicheli ou Hugo Fregonese (Peu importe) devrait être disponible sur les linéaires de vos videostores au moment où vous lirez ces modestes lignes... L'occasion d'accrocher un nouveau review monstrueux à notre tableau de chasse était trop belle. En voiture José ! 

En exclu sur Ecranbis, Paul Naschy à poil
L'information est passée inaperçue, éclipsée par les immanquables reportages sur le retour des vacances et le quotidien des remorqueurs dépanneurs officiant sur l'A7.... mais située à quelques 14 milliards d'années lumière de notre bonne vieille Terre, la planète Ummo se meurt. Les réparations d'un soleil artificiel prenant du retard (L'artisan, sachez le, quelle que soit sa galaxie d'origine, préfère toujours travailler à l'ombre , lorsque ce n'est pas carrément au black) , il est convenu que les habitants d'Ummo (Les Ummoristes ?) se rabattent sur notre orange bleue. La cohabitation avec l’espèce humaine offrant de peu réjouissantes perspectives, nos visiteurs entendent soumettre hommes et femmes, ou si cela s’avérait impossible: inverser le fléchissement négatif de la courbe ascendante de la vie (Chez Ummo, on vote visiblement socialiste), comprendre passer le karcher ( en langage UMP).

Mais l'idée d'utiliser les frappes nucléaires semblant définitivement trop vulgaire, les extra-terrestres se décident à ressusciter quelques monstres fameux : Vampire, loup garou, momie et créature de Frankenstein... Manque de bol, l'amour, la compassion, ces chienlits terrestres ne tardent pas à toucher les troupes... A l'image de Mareva, belle brunette from outer space, qui après s'être fait nichonner par un ersatz draculien, jette toute pudeur et retenue, en s' agrippant au cou d'un de ses congénères, le beau Christian. Christian qui finira lui même par avouer avoir ressenti quelque chose d'inexplicable...( Ah la première gaule c'est quelque chose!).

On vous l'avez dit, les casques Beats By Dre ont des basses terrifiantes !
Joliment torché mais de toute évidence scénarisé avec les pieds, Dracula Contre Frankenstein a pour ainsi dire toutes les qualités de ses défauts. Un pitch abracadabrantesque malaxant frénétiquement science fiction, horreur gothique et un soupçon de psychédélisme. Ce monde sous cloche, sa clique de martiens et de monstres classiques sont sans surprise tout droit sortis de l'imagination de Paul Naschy. On ne s'étonnera donc pas de le retrouver ici sous les traits deWaldemar Daninsky, au côté de copies carbones d'autres créatures stars de la première vague du Monster Movie Yankee. Un tel amalgame de concepts ou autrement dit une telle paella thématique demande évidemment un peu d'éducation et de décontraction pour libérer dans l'esprit ses saveurs indélicates. Oui, ne le cachons pas, le visionnage de «Dracula contre Frankenstein» demande un peu de préparation voire de préliminaire. Deux doigts de Whisky... ou juste un doigt. Faite comme vous le sentez, mais un conseil, sentez le avant... pas après. Enfin Bref ! 

L'aile gauche du parti socialiste tentant de ficeler Manuel Vals
Au rayon des choses remarquables, visiblement poussé par les forces obscures du copyright, Naschy prit soin de renommer le monstre de Frankenstein en monstre de Farancksalan et le Dracula promis par l'affiche française a semble-t-il lui aussi perdu son prestigieux sobriquet. Fort heureusement, le plaisir déviant délivré par un tel visionnage reste, lui, intact. Au moins pour la naïveté du propos, la beauté de ses décors, de ses monstres, de ses pintades et une bande originale étrangement répétitive transformant quelques séquences en expérimentations pyscho acoustiques particulièrement étranges !  Particulièrement étranges ! Particulièrement étranges ! Vous voyez ce que je veux dire ? Vous voyez ce que je veux dire ? Vous voyez ce que je veux dire ?

Je ne sais pas qui fait le ménage sur le plateau mais là...


Un œil sur le disque :

Artus Films livre « Dracula contre Frankenstein » dans un beau digipack. Le master 16/9 permet de découvrir le film dans son scope d'origine (format 2.35) et dans une copie fort agréable, accompagnée de pistes françaises, espagnoles et allemandes, ainsi que de sous titres français. Dans la cave au bonus, l'indispensable présentation d'Alain Petit , le générique espagnol, un diaporama d'affiches et de photos, les bandes annonces de la collection «Ciné De Terror». C'est dire si la chose est recommandable ! 

Jeune lectrice de l'Ecranbis, venant de voir une photo de notre rédacteur en chef torse nu...Oui on est obligé d'attacher nos lectrices parce que sinon bizarrement elles ne veulent pas rester...